Agriparc des berges de l’Hers
et 45 logements maraîchers
Toulouse (31)
Lauréat de Dessine-moi Toulouse

Organisateur de l’APUI : Toulouse Métropole
Maître d’ouvrage : SA des Chalets / GIE Garonne Développement (mandataire)
Maître d’œuvre : Les Marneurs (architecte, paysagiste, urbaniste)
Bureaux d’études : AIKO, Terreauciel, Éco-Études
Exploitants : Jérôme Lachurie (exploitant agricole), Synethic (Eco-Pôle circuit court), Fédération des Jardins Familiaux
Partenaires : Association Arbres et Paysages d’Autan (sauvegarde la restauration des haies champêtre), Purpan (école d’agronomie), briqueterie Nagen, SCLE SFE (production ENR)

Programme : Parc agricole et espaces publics et construction de 45 logements maraîchers
Mission : Lauréat du concours, Plan guide urbain, espaces publics et mission complète constructions de logements sur 3 sites
Surface : 37.5 Ha de parc et 45 logements
Coût : 4,6 M€ HT
Date : 2019 - étude en cours

Situation et plan guide de l’Agriparc des berges de l’Hers à Toulouse
 

Un Parc agricole et parc public
Le projet Agriparc des Berges de l’Hers s’inscrit une démarche innovante répondant à l'enjeux d’autonomie alimentaire de la métropole. Il s’agit de créer une synergie entre : agriculture, trame verte et bleue, mobilités douces et urbanisation.

Ce territoire pouvant également devenir une passerelle entre la commune de l’Union et Toulouse. L’équipe a choisi d’orienter l’aménagement du site suivant le concept d’Agriparc, afin de préserver et de valoriser les espaces naturels de la vallée de l’Hers, en s’appuyant sur des pratiques agricoles vertueuses, tout en s’inscrivant dans la dynamique d’urbanisation toulousaine.

Ce projet est tourné vers l’agriculture urbaine en l’abordant notamment par son côté nourricier et productif et son facteur de cohésion territoriale qui implique un ancrage local de la production alimentaire pour répondre au défi de la souveraineté alimentaire territoriale.

Pour l’équipe, ce projet peut être un levier pour reconnecter l’urbain et le rural à travers la production alimentaire. La diversité topographique de ce territoire, plutôt que d’être source de conflits entre les différents usagers, pourrait être la clé de la cohésion territoriale à travers une production alimentaire pensée avec et pour ses usagers.
Enfin, l’innovation principale de ce projet agro-urbain est l’intégration d’un volet habitat : l’habitat social dédié à l’activité maraîchère.

Il s’agit ainsi de dégager une complémentarité des différents usages du site et ainsi se positionner dans un cercle vertueux. Enfin, l’innovation principale de ce projet agro-urbain est l’intégration d’un volet habitat : l’habitat social dédié à l’activité maraîchère.

Les néo-maraichères
Le projet propose de construire un habitat spécifiquement maraîcher, s’appuyant sur l’histoire locale, les modes de vie agricoles, la sociologie des nouveaux exploitants, mais aussi des pratiques constructives bio-climatiques s’appuyant sur les filières locales en circuit court.

Le mode constructif des logements répond à la même philosophie de circuit court qui anime le modèle agricole de l’Agriparc, à travers plusieurs types de mise en œuvre durables : ossature bois ; terre cuite ; terre crue  ; co-produits agricoles. Le bilan d'opération de la construction des logements permet de financer une partie des aménagements de l'Agriparc.



Habiter, vivre, produire et travailler dans un parc agricole géré en partenariat par les exploitants, la métropole et les habitants

Arpentages du site en 2018 et 2019 : un premier jalon du grand parc de l’Hers / une évolution nécessaire des grandes cultures L’Agriparc se structure autour d’un espace public mutualisé avec les exploitants, qui relie  l’espace urbain aux espaces naturels de l’Hers

L’Agriparc génère ses propres typologies architecturales, les néo-maraîchères, conçues pour répondre aux  besoins des futurs exploitants et recourant à des matériaux en circuits courts (bois, terre, paille)