le Quai Lawton-Collins
Un espace public submersible
Cherbourg-en-Cotentin (50)

Maître d’ouvrage : Ville de Cherbourg-en-Cotentin
Maître d’œuvre : SETEC organisation (bureau d’étude, mandataire), Les Marneurs (architectes, paysagistes, urbanistes), Hydratec (ingénieur eau et milieux aquatiques)
Programme : Étude de programmation urbaine pour un projet résilient sur un site soumis au risque de submersion marine pour le Quai Lawton-Collin, adaptation des espaces publics et des bâtiments en front de mer
Mission : AMO et études complémentaires
Coût de l’étude : 150.000 € HT
Surface : 12 Ha
Date : 2018 - étude en cours




Le trait de côte de la rade de Cherbourg-en-Cotentin a fortement évolué depuis le XVIIe siècle. Sa transformation est étroitement liée à l’histoire portuaire et maritime de Cherbourg ; de la création de l’arsenal à la poldérisation et à la réalisation du terre-plein des Mielles. En effet les plans du XVIIe siècle font état d’un faciès littoral très différent du paysage actuel : l’embouchure de la Divette et du Trottebec est libre et évolue en fonction des marées et des apports sédimentaires. L’artificialisation du trait de côte et l’enclavement du port a peu à peu éloigné la mer de la ville, favorisant l’oubli des dynamiques littorales.
Le quai Lawton Collins constitue le dernier endroit avec la jetée Chantereyne à offrir un contact direct à l’eau et une vue dégagée sur l’horizon marin. Il y a un enjeu très fort de valorisation des espaces publics de ce quai. Il hérite d’un passé prestigieux, qui lui confère de nombreuses qualités architecturales et patrimoniales (gare maritime, actuelle cité de la mer, entrepôts de chantiers navals, jetée, bords à quai, etc.).
La modélisation des aléas littoraux sur le quai L. Collins met en évidence de nombreux secteurs en aléas forts (dans ce cas surtout lié aux vitesses d’écoulement). Le quai et les bâtiments, en l’état ne sont pas adaptés au risque de submersion marine et en ce sens le principe de résilience doit être développé ; à la fois dans l’aménagement des espaces publics, dans les bâtiments existants et à venir, mais également sur la prise de conscience du risque par les riverains et des futurs occupants et dans la prévention par la puissance publique.
L’objectif est de proposer un aménagement résilient et élaboré dans le cadre d’un dialogue itératif à instaurer entre programmation urbaine, enjeux environnementaux et projection du risque à l’horizon de 2100. Pour son caractère à la fois innovant et expérimental, mais aussi reproductible pour d’autres sites majeurs de la Vallée de la Seine, la présente démarche d’étude initiée a été inscrite au CPIER.