Habiter le hameau
Segonzac (19)

Maître d’ouvrage : Commune de Segonzac
Maître d’oeuvre : Atelier du sillon (paysagiste, mandataire), Les Marneurs (architecte, urbaniste)
Programme : étude d’orientation pour l’aménagement de la sortie est du bourg de Segonzac
Mission : étude paysage et urbaine, Fiche OAP
Côut de l’étude : NC
Date : 2018


crédit photo : atelier du sillon


A l’échelle du versant du Dalon, le site s’installe sur un léger replat. Il conserve toutefois une topographie marquée. Le point haut se trouve au niveau de l’entrée nord des parcelles au centre du site. Les pentes rayonnent ensuite vers l’est, le sud et le sud-ouest.  La topographie la plus douce se trouve autour de l’ancien chemin et sur la parcelle à l’ouest. Cette morphologie dégage de belles vues tout en offrant le terrain le plus ‘‘plat’’. L’implantation des constructions devra tirer parti de ces caractéristiques afin de limiter les travaux de terrassement, et/ ou exploiter des jeux de double-niveaux encaissés dans la pente.  Des dispositifs de haies en peignes perpendiculaires à la pente permettront de gérer les écoulements des eaux pluviales d’une parcelle à l’autre.

Préserver des vues ouvertes sur le ciel
Un premier enjeu d’implantation concerne les perceptions depuis la RD 17 à l’approche du bourg de Segonzac.
Il s’agit de limiter les constructions sur le haut des parcelles. Cela oriente le nouveau hameau sur le bas du site, profitant des trames existantes et ne se privant pourtant pas de vues généreuses vers l’est et vers le sud.
Préserver des fenêtres de vues
Un second enjeu concerne les fenêtres de vues vers le Sud, base de l’élaboration du PLU de Segonzac et du choix d’implantation du nouveau hameau. Les zones constructibles seront alternées de fenêtres ouvertes sur le paysage. Le hameau existant à l’est pourra être légèrement étendu. Un hameau s’implantera dans l’axe de l’ancien presbytère, autour de l’ancien chemin. Une coupure sans construction devra être maintenue entre ces deux zones. L’Est du site ne sera pas construit pour limiter l’étalement du hameau. De plus sa position topographique basse (collectrice des eaux du versant) n’est pas propice à une implantation confortable.

S’appuyer sur les trames viaires et arborées existantes
Les principales trames existantes serviront de base à l’établissement du hameau. La conservation des éléments végétaux permettra de gérer les limites entre espace public et parcelles privées. Ils définiront un ‘‘filtre’’ intéressant dans l’intégration du hameau à grande échelle. Le système de boisement en lanière inspirera les limites parcellaires qui reprendront la logique perpendiculaire à la pente (sens est-ouest).