Aire naturelle et construction en pierre
Sauliac-sur-Célé (46)

Maître d’ouvrage déléguée : Syndicat du bassin Célé - Lot Médian
Maître d’ouvrage : Sauliac-sur-Célé
Maître d’œuvre : atelier du sillon (paysagiste, mandataire), Les Marneurs (architecte)
Programme : Aménagement paysagers d’une aire naturelle au bord de la Célé, secteur à haute valeur environnementale et patrimoniale et construction toilettes publiques en pierre recevant du public
Mission : Mission complète d’architecte
Surface : 4000m² d’aire naturelle et ERP de 20m²
Coût des travaux : 100.000 € HT
Date : 2018 - chantier septembre 2020



Vue depuis la route menant au village de Sauliac : intégration du parking dans le projet de paysage de l’aire naturelle


Au bord de l’eau
Niché au creux de la vallée, le site de l’aire naturelle de Sauliac-sur-Célé profite d’un emplacement de choix : sur la rive droite du Célé, en face du château de Géniez, et dominée de grandes falaises au nord qui forment un cirque naturel. L’aire s’implante dans le lit majeur du Célé et est régulièrement inondée lors des crues hivernales. Le site est ainsi largement perçu depuis la route qui monte vers le village historique accroché à la falaise, ici et là des grottes fortifiées. L’ensemble des aires dans la vallée du Célé font l’objet d’une renaturation à l’échelle du PNR des Causses du Quercy. Celle-ci est l’unique aire comprenant un système d’assainissement existant. En été, le site accueille un nombre important d’évènements, de baigneurs, une guinguette et des promeneurs. Le réaménagement de la zone s’impose afin de revaloriser le paysage et les aménités naturelles perturbées par une mauvaise gestion des espaces de stationnement.
Une aire presque naturelle
Le nouvel accès reprend le traitement du chemin existant en empierrement calcaire. L’aire est enherbée et une gestion différenciée sera mise en place pour laisser évoluer la prairie sur certains espaces. Une haie libre d’essences locales habille la bordure de la RD 41 et épaissit la ripisylve actuelle. Les zones de stationnement sont enherbées.
Un caillou
L’implantation des toilettes répond à un souci d’intégration paysagère (adossé au talus), et à un espace privilégié hors zone inondable. La proportion allongée et modeste du bâtiment s’intègre dans la dynamique longitudinale de la vallée du Célé. La construction est habillée en pierre calcaire du pays mise en œuvre en pierres sèches apparentes. Elle est végétalisée et s’efface au regard des vues en surplomb. Un muret en pierre accompagne le talus et les murs du bâtiment formant ainsi une figure tenue et continue sur l’intégralité de la parcelle.



“ J’ai ramassé une pierre dans le fleuve et j’ai refait la pierre.
Ce n’est pas une copie de la pierre, mais une copie de l’action du fleuve. “
Giuseppe Penone, Essere fiume (Être fleuve) 1981




Référence : « Matrice di linfa », de Giuseppe Penone, 1960


Photographies du site (végétation) et blocs de roches calcaires d’exploitation (bancs et mobiliers).  Crédit photos : Atelier du Sillon